Très enthousiaste à l’idée de pouvoir y aller, je fut vite déçue lorsque la veille au soir Fiona me dit ‘je n’arriverai pas avant 18h30 tu sera en retard. En retard pour une première fois signifie, ne pas y aller, reporter à la semaine suivante.
Finalement, ayant pu prendre un train plus tôt, j’écrivis a Pam pour le lui dire.
Je reçu un texto me disant ‘rendez vous a 18h30 devant la cathédrale.’
C’est ainsi qu’a 18h20 je me retrouvais au pied de cet immense bâtiment attendant mon rendez-vous. Mon coté ‘love architecture’ me fit pencher la tète en arrière pour voir le sommet de la Gigantesque qui se dressait fièrement devant moi. Tout en admirant les capacités des hommes qui eurent bâtit cet édifice, je jetais un coup d’œil à ma montre : 18h30, toujours pas là.
Soudain je vis une fille blonde sur un vélo se dirigeant vers la partie arrière de l’enceinte de la cathédrale. Cheveux courts, blonds, plutôt grande, avec devant elle un panier et un porte document qui ressemblait bien à ce que je devrai par la suite acquérir. Elle disparu derrière un long mur et c’est alors que j’entrepris de la suivre. Lorsque j’arrivait, elle n’étais plus là, seul son vélo et une porte entrouverte, m’indiquait que c’était la direction à suivre.
Pénétrant dans ce cocon angélique par le simple fait d’avoir passé la porte, je vis un petit groupe de femmes. L’une d’entre elle m’aperçu et se jeta dans mes bras s’exclamant : ‘Chrystel ? tu as pu venir ? oh c’est merveilleux’ dans un anglais très irlandais et particulièrement celui de Dundalk (accent très prononcé !!)
Puis tour à tour les filles se présentèrent ; d’abord la blonde qui m’avait conduite ici : ‘Renata’ me dit t’elle roulant le R, puis Helen, et quatre ou cinq autre dont j’ai honte de ne pas me souvenir le nom !
Nous pénétrâmes toutes ensemble dans un enchainement de pièces qui nous mena a destination ; une autre pièce carrée, rien d’extraordinaire. Nous installâmes les chaises, puis Pam nous distribua notre outil de travail et pris le sien.
Des sonorités agréables émanèrent alors du groupe et m’envahirent, je me délectai de ce spectacle tentant moi même d’y participer. C’était si bon, tant de souvenir remontaient à la surface… comment ai je pu attendre si longtemps ?
Je ne comprenais pas un mot de ce que le groupe disait mais qu’importe, c’étaient si doux et convivial… je m’essayais tant bien que mal à le suivre mais ce n’est qu’au bout d’un certain moment que je pu le faire. Finalement ça n’était pas bien dur, il suffisait de se laisser porter.
Ces instants ‘magiques ‘ passèrent trop vite, 20h00 avait surgit sans que l’on s’en rende compte. Apres une petite discussion avec Pam pour régler quelques détails et des ‘ see you next week’ ( a la semaine prochaine) lancés à ces nouvelles rencontres, c’est un sourire au lèvres et le cœur et le corps légers que je sorti de l’enceinte de la cathédrale.
Je rentrait à la maison, à pied traversant la ville. J’entendis une voix chanter à travers la vitre d’un bar karaoké et il s’en fallu de peu pour que j’y pénètre a mon tour. Le fait d’être seule et de ne pas connaître cet endroit pou y jauger la fréquentation, me freina, mais rien à ce moment là n’aurait pu changer mon humeur. Je me sentais flotter.
Tandis que j’arrivai à la maison, j’entendis des cris et des pleurs derrière la porte. Ça n’est qu’a ce moment là que mon petit instant de bonheur fut quelque peu bousculé. La manifestation de Daniel me fit redescendre sur terre.
Tandis que je sortais mon repas du four que je ne touchai finalement pas, je pensais déjà à la semaine prochaine. Rendez vous la semaine prochaine, même endroit, même heure.
Le but du jeu est à présent de deviner ce qu’il s’est passé pendant ce temps, pendant ces 1h30 qui m’ont redonné le sourire.
A vos commentaires !!!
kk